Trois contrevérités sur la Palestine débunkées en 3 minutes

Bonjour à toutes et à tous, dans cette vidéo nous allons parler d’Israël et de la Palestine.

Tout d’abord, un petit point de vocabulaire : 

Débunker est un anglicisme, une importation du verbe anglais debunk, qui ne trouve pas de traduction littérale en français.

Il signifie à la fois discréditer une théorie, briser ou déboulonner un mythe, tordre le cou à une idée reçue, ou enfin révéler un mensonge.

C’est exactement le but de cette vidéo, dans laquelle nous nous attaquerons à trois contrevérités sur le Proche-Orient et cela, en moins de trois minutes.

Première imposture, le terme même de “conflit” israélo-palestinien vise à tromper le public.

“Conflit” agit ici comme un euphémisme, une figure de style pour minimiser une réalité, qui laisse entendre une opposition entre deux forces égales ou presque.

Ce n’est pas un conflit qui a lieu en Palestine mais une guerre coloniale, menée par l’Etat d’Israël contre un peuple indigène.

La colonisation israélienne démontre une volonté manifeste d’hégémonie et d’expansion de la part de cet Etat, causant une disparition à petit feu du peuple palestinien, de ses territoires et de sa culture.

L’occupation des territoires a poussé, depuis maintenant 75 ans, la résistance palestinienne depuis la lutte pacifiste jusque dans les bras d’organisations extrémistes, comme le Hamas dont la force relative est une conséquence logique de l’écrasement d’un peuple et d’une détention à ciel ouvert dans l’enclave de Gaza.

Deuxième mensonge découlant du premier : il s’agirait d’un conflit essentiellement “religieux” opposant musulmans et juifs, ou arabes et juifs, qui résulterait de siècles de détestation entre ces deux communautés.

Il est nécessaire de rappeler que la colonisation est un fait politique et impérialiste.

En l’occurrence, la disparition progressive de la Palestine est la résultante d’une politique coloniale, théorisée et mise en œuvre par l’une des plus grandes puissances militaires de la planète.

Dire cela, ce n’est faire preuve d’aucun antisémitisme, d’aucune haine des Juifs, ni d’aucune volonté de réduire les droits des Israéliens.

Au contraire, faire ce constat tragique mais réaliste est le premier pas vers une solution de paix dont tous, Israéliens et Palestiniens, profiteraient.

Troisième mensonge qui concerne notre pays au premier chef : il ne faudrait pas “importer” le conflit israélo-palestinien en France.

C’est ce que disent beaucoup de nos dirigeants politiques français.

Chacun peut comprendre que la crainte d’une “importation” découle absolument de la considération religieuse de la guerre coloniale israélo-palestinienne.

Les militants pacifistes de France, auxquels nous nous associons, ne souhaiteront jamais que les musulmans et les juifs, ou les arabes et les juifs, se fassent la guerre sur le sol français.

Faire croire cela, c’est dévoyer le combat pour la paix, qui passe ici forcément par la reconnaissance des droits des Palestiniens, justement parce que cette guerre au Proche-Orient est totalement asymétrique.

Enfin, une guerre n’a pas besoin d’être “importée”, à l’ère de la mondialisation capitaliste et de son stade suprême, l’impérialisme, elle s’exporte naturellement.

En juin 2017, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, qui n’est pas connu pour être un grand défenseur des droits palestiniens, déclarait que son pays se trouvait sur “une pente glissante vers l’apartheid”.

Combattre l’apartheid depuis la France n’est pas importer l’apartheid en France. Combattre une guerre depuis la France c’est vouloir exporter la paix.

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