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Cent onze morts par accidents du travail en France depuis le 1er janvier : à quand un hommage national ?

C’est un recensement minutieux, à propos duquel nous avions déjà écrit il y a vingt mois, auquel se livre patiemment le professeur d’histoire Matthieu Lépine sur son blog et sa page facebook Accident du travail : silence, des ouvriers meurent.

Silence, des ouvriers meurent

Le résultat est terrible : depuis le 1er janvier 2021 et malgré le confinement, les accidents du travail ont provoqué cent onze décès en France.

Ce chiffre, recoupé et vérifié, n’inclut pas celles et ceux dont la presse n’a pas pipé mot, ni les maladies professionnelles reconnues qui font des ravages année après année. A l’échelle internationale, ce sont 2.300.000 ouvriers, paysans, employés qui meurent du fait de leur travail tous les ans.

A quand un hommage pour tous ceux et celles qui succombent de leurs blessures sur leur poste de travail ou de pathologies contractées au cours d’une carrière ?

Ceux qui ne sont “rien” sont ceux qui font tout

Le gouvernement Macron, qui incarne de plus en plus d’un néolibéralisme autoritaire, notamment depuis le coup de barre à gauche des États-Unis sous la présidence d’un Joe Biden qui emprunte certains accents de Franklin Roosevelt, en est à des années-lumière.

Pour le chef de l’État, il y a “ceux qui réussissent” et “ceux qui ne sont rien”, qui ne méritent donc “rien” et ce malgré le fait qu’ils portent à bout de bras la création de richesses dans la société humaine. Les cadences infernales ainsi que l’allongement de la durée du travail dans la journée, la semaine, l’année et la vie, provoqueront – hors crise sanitaire – une multiplication des accidents, des maladies professionnelles et au final, des morts prématurées.

Des alliés malgré l’omerta

Gageons que, à défaut d’une reconnaissance en fanfare par l’État capitaliste, les ouvriers et leurs familles sauront trouver des alliés parmi les syndicats et les mouvements politiques de transformation sociale, qui manifestent aujourd’hui 1er Mai 2021 à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs.

Et ce, malgré l’omerta qui pèse sur les morts au travail en France, ni la ministre Élisabeth Borne, ni le président de la République n’ayant jamais eu un mot pour ces travailleurs partis trop tôt.

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